Blog'in giru

29 avril 2013

LOCU TEATRALE AIACCIU

Publié par blog'in giru dans concerts, Poésie

Ouverture du printemps des poètes 

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 Terre du chant de l’âme

LATINIDAD

 Explorée par Patrizia Poli et Paul-Félix Raffini

 Avec Latinidad, le duo Patrizia Poli et Paul-Felix Raffini a ensoleillé la petite salle intimiste du Locu Teatrale.

La chanteuse a conçu ce récital comme un hommage à ces voix, ces artistes, ces poètes, ces compositeurs qui ont marqué son chemin vers la latinité, et à des chansons qui ont correspondu chacune à un moment de sa vie.

Elle a d’abord voulu mettre en lumière la merveilleuse interprète Mercedes Sosa en commençant ce tour de chant avec Vuelvo al sur mis en musique par Astor Piazzola.

C’est aussi un hommage à Nilda Fernandez dont elle propose deux titres que l’auteur compositeur a lui-même interprété sur scène avec elle. Le compositeur est également à l’honneur avec la mise en musique de textes de Jose Luis Borges et de Garcia Lorca.

Il y a de l’audace également dans le choix de certains morceaux comme avec « Fragilidad », version espagnole d’une chanson de Sting et une composition de Leonard Cohen pour un texte de Lorca.

Latinidad c’est aussi la fréquentation des films de Pedro Almodovar, comme Matador, Parle avec elle, Talons aiguilles… C’est l’évocation d’une voix immense, celle de Cesaria Evora dont la chanteuse et le guitariste interprètent deux titres Angola et Ausencia… Autre hommage cinématographique, à Emir Kusturica et à son film Underground.

 

Patrizia dans une robe longue et fuselée de lamé mordoré, est accompagnée, et ce choix est judicieux à double titre, par Paul-Félix Raffini à la guitare non pas acoustique mais électrique. Dès les premières notes, le guitariste sort du classicisme attendu et pose une couleur moderne pour dérouler ses arpèges et ses accords mineurs. Avec doigté et discrétion, sa technique se joue en harmonie avec les textes pour ne laisser percevoir que l’émotion.

De sa voix douce et grave, puissante et retenue, Patrizia dévoile la rondeur de cette langue dans laquelle les mots angustia, ou ojos viejos, ne semblent pas avoir le poids du Français ou même du Corse malgré les similitudes de lexique et de musicalité. Le guitariste, de son seul instrument, nous guide sur le chemin de la chaleur et de la gravité légère propre à l’expression des poètes hispanophones.

La scène est dénudée, la gestuelle est sobre et l’atmosphère est imprégnée de la poésie des textes.

La chanteuse place sa belle silhouette, par instant un brin de théâtralité s’installe, au détour d’une pose où elle s’enlace de ses bras, mais la langue et la voix prime toujours, parfois presque parlée, puis à nouveau puissante et profonde. Elle s’éloigne du micro pour la rendre lointaine et laisser la guitare conclure. Elle s’avance dans la travée centrale et chante pour le public conquis. Pourtant elle ne surjoue pas, elle n’a pas endossé un rôle mais se livre avec sincérité.

Paul-Félix Raffini accompagne ce voyage en arpèges, en accords rock ou jazz, slide avec le bottle neck, ce cylindre de métal qui glisse sur les cordes pour donner un son typiquement blues, fait tournoyer les valses, sans pour autant briser l’unité musicale de ce récital. La musicalité de son jeu, tout comme les mots, contribue à la poésie.

Et c’est bien de cela qu’il s’agit, d’un hommage à la poésie, aux mots, à la langue, aux sonorités chaudes, un hommage à la beauté des choses, à l’amour des êtres, à la vie.

Et quels auteurs ! Jose Luis Borges, Pablo Neruda, Federico Garcia Lorca, Violeta Parra, Celia Cruz…

Gracias a la vida, même dans la quête sans espoir, dans le doute ou l’absence, même dans la mort.

El canto de todos es mi propio canto… Universalité des sentiments.

Magie de la poésie mise en musique.

 

C’était une avant première pour le duo Patrizia Poli – Paul-Félix Raffini qui se produira cet été en Corse. En voici quelques dates : à Sisco le 11 juillet, à Bastia le 28 juillet et à San Gavino di Carbini le 2 août.

 

Latinidad, un continent musical et poétique à traverser avec volupté.

 

Contact :

http://www.locu-teatrale.com/

https://www.facebook.com/locu.teatrale

tel : 04 95 10 72 03

17 avril 2013

TRIO MAGIQUE AU FESTIVAL EQUINOXE

Publié par blog'in giru dans concerts, jazz

Un triomphe en première partie 

TRIO MAGIQUE AU FESTIVAL EQUINOXE dans concerts the-trio-of-oz-300x269

Pour la soirée de clôture du festival de jazz

THE TRIO OF OZ

Enchante le public bastiais

Miracle de la musique qui vous attrape et vous emporte sur les lignes de sa partition aérienne, la vue se confond avec l’écoute, chaque phrase musicale et chaque rythme, chaque note et chaque silence se conjuguent aux gestes qui les font naître et l’on entre en résonance avec les trois instrumentistes pour faire corps avec eux et ne faire qu’un avec ce trio d’Oz, magique.

Pas d’esbroufe sonore ou visuelle, l’œil peut se poser, se plonger dans le jeu au gré des notes, et découvre en même temps que l’ouïe ces trois musiciens et leur présence, tout en force et en nuances à la fois.

C’est une femme jeune qui s’est instalée au piano, short et grosses chaussures couvertes de strass, un bonnet sur son abondante chevelure. Elle donne toute la puissance son clavier dès les premières mesures. Puis elle alterne entre solo de main droite impeccable et duo d’accords plaqués gravement. Sur le troisième morceau, Angry chair, elle est toute en tension musicale, et quel rythme !! Souvent elle tressaute vers son clavier comme habitée, puis ses mains se retirent par à-coups pour se reposer comme des papillons. Elle sait aussi se faire douce pour canaliser la puissance de son instrument. Ses pieds sont aussi actifs que ses mains, tout en elle vit avec sa musique.

Beauté des mains qui volent sur la surface du piano et sur le manche de la contrebasse.

Le volumineux instrument à cordes se livre sur un rythme discret de drum et sur ce piano à la ligne mélodique piano piano. Un tapotement de la main sur les cordes quand la contrebasse conclue. Une intro attaquée à l’archet en alternance avec le buté, subtile… Le contrebassiste reste flegmatique mais son attitude discrète ne fait pas pour autant oublier sa basse qui bourdonne visitant la totalité du manche de l’instrument dans toutes ses nuances. Le public est pantois lorsque la contrebasse nous fait de l’accompagnement un festival pour entamer ensuite  un solo qui donne toute sa voix à ce magnifique instrument.

Quand au batteur, au rythme très technique, au jeu rapide et bien dosé, entre douceur et envolée pleine de légèreté, il soulève les applaudissements dès le premier morceau après une belle prestation qui éblouit le public.

A l’intro pour le deuxième morceau, la batterie toute subtile développe son son avec grâce et ouvre le champ aux deux autres avec élégance. La retenue du batteur est à la fois tout en relâchement inspiré, dur et doux, du poétique, de la force et de la caresse.

Sur le titre Angry chair, les baguettes semblent glisser vers les cymbales. Maitrise technique époustouflante qui donne un bel équilibre au trio. Parfois le toucher est si léger et puissant à la fois, la cymbale vibre juste ce qu’il faut, et l’on savoure chaque touche avec délectation. Par moment le batteur utilise toute la surface de la cymbale avec toutes les différences sonores qui en découlent et ne se commet jamais dans la démonstration malgré sa technique de haut vol. De l’émotion pure, de la joie. D’ailleurs le batteur a un sourire éclatant sur ce morceau. On le sent dans la jouissance de son instrument. Et son plaisir nous fait plaisir. Un vrai partage.

Les sonorités composent une harmonie qui enchante, quelques notes de piano, batterie sur la caisse claire, la grosse caisse est toute en nuances aussi. Puis les trois ensemble se rejoignent et nous comblent.

L’éclairagiste pose trois cercles de lumière au sol pour auréoler trois artistes lumineux dans leur jeu tandis que le drum effleure petit et moyen toms avec maestria.

L’oreille baignée de nuances, le regard est attiré tantôt vers l’un tantôt vers l’autre pour saisir la subtilité de chaque geste.

Malgré la technicité de son instrumentaliste, la batterie ne prend jamais la parole avec trop d’insistance. Elle se retire comme les vagues et reviens caresser le rivage de notre espace sonore. Des vagues où chacun trouve sa place avec justesse. Oui vraiment quel équilibre !!!

L’archet à la contrebasse a la profondeur grave du violoncelle, il dit sa ligne mélodique pleine de grâce et de mélancolie. C’était déjà le premier rappel, mais le trio est réclamé à nouveau avec enthousiasme par le public du théâtre de Bastia pour un autre titre. On a du mal à se quitter, on se sépare à contre cœur.

Rien d’étonnant à ce succès puisque Omar Hakim et son Trio of Oz est connu des afficionados des trio jazz de haut vol. Monument de la musique de ces trois dernières décennies, Omar Hakim s’est faufilé partout et a touché à tous les styles. On l’a retrouvé derrière les fûts aux côtés de Miles Davis, de David Bowie, de Madonna ou de Dire Straits à la rythmique de « Brother in Arms », ou encore sur scène avec Sting pour l’enregistrement du légendaire double-CD livre au début des années 90. A ses côtés, la pianiste Rachel Z, qui a travaillé avec des artistes tels que Wayne Shorter, Stanley Clarke ou Peter Gabriel a été récompensée d’un Grammy du meilleur pianiste de jazz.

Quant à Luques Curtis, il a étudié avec John Lockwood et Ron Mahdi.

Avec une réputation inégalée de virtuosité musicale, de groove et de soul, le Trio d’Oz nous fait vivre une expérience musicale unique !

Après la magnifique prestation de Melody Gardot la veille, le public était exigent et le triomphe réservé à cette première partie de récital de clôture en fait la révélation du festival Equinoxe 2013.

Contact :
Théâtre Municipal
Rue Favalelli
Bastia
Tél. : 04 95 34 98 00

2 mars 2013

LA CORSE ACCUEILLE L’URBAN FOLK

Publié par blog'in giru dans concerts

Un duo Franco-Américain

LA CORSE ACCUEILLE L'URBAN FOLK dans concerts cary-t-brown-et-aurelien-boileau2-300x181

Pour un public assoiffé de Live

CARY T BROWN ET

AURELIEN BOILLEAU

Harmonie, harmonie, harmonie…

Harmonie de deux voix, l’une légèrement plus grave, légèrement voilée avec ce grain à peine perceptible de la maturité accomplie ; l’autre plus juvénile, plus haute et douce à la fois, voix qui s’enchevêtre à la première avec la légèreté du toucher d’un instrumentiste précis et tout en finesse.

Bien sûr il semble au premier abord que le chanteur soit Cary mais pourtant à y écouter de plus prés, la mélodie ne pourrait se passer des volutes plus aériennes de la voix d’Aurélien qui font corps avec la légère rocaille de Cary. Ces deux là savent ensemble imprimer différentes couleurs à la collection d’expériences et de sentiments intimes offerts à leur public.

Harmonie de deux musiciens, qui s’emparent de la guitare acoustique chacun avec son apport personnel, Cary y rythme le tempo d’un doux balancement qui ne fait pas pour autant oublier son allant. Dans l’ensemble, les morceaux sont emprunts de douceur, mais ne perdent jamais le public dans la mélancolie. Aurélien amène les harmoniques et les parties mélodiques et, s’il n’en fait pas « des tonnes », s’il n’est jamais dans le m’as-tu-vu, on sent une belle maîtrise technique de l’instrument qui sait se faire oublier pour ne laisser que l’émotion à fleur de peau. Une émotion qui réveille des échos en moi : Cette harmonie vocale, c’est ce qui avait fait la marque de fabrique du trio Crosby, Still & Nash à leurs tout débuts avec leur album éponyme de 1969. Belle référence qui me vient à l’esprit !

Harmonie entre les voix et les mélodies instrumentales, l’équilibre est naturel et semble s’être établi dans la plus grande spontanéité. Là aussi, aucun excès de performeur ne vient troubler le transport où l’on se laisse prendre par la main, par le cœur.

Harmonie des influences qui se mêlent, Aurélien a mis du Rock dans la Country de Cary et Cary, lui, a invité son son Folk dans le Rock d’Aurélien. En découle un « Urban Folk » bien à eux, à leur patte, qui parle aux gens, au peuple des oreilles sensibles, sans avoir besoin de références ou de passion particulière pour la Country Music, non, une musique des villes qui pourrait être des champs,  une musique de choses simples de la vie, de toutes les vies.

Harmonie dans la différence des êtres, qui se jauge, au-delà de leurs dissemblances, à cette communion sur scène, à ce vacillement rythmé de leurs personnes, ce tangage en tandem. Ces deux là n’ont pas eu besoin de se travestir pour trouver leur point de résonnance. Les différences d’âge et d’origine ne s’estompent pas mais se conjuguent, tout comme les différences de formation et de parcours personnels. D’ailleurs un même sourire doux éclaire leurs visages.

Pour en savoir plus sur cette formation prometteuse et je les ai questionnés.

Ils se sont rencontrés en Alsace où Cary enregistrait un album solo très Country Folk, « The full moon files ». C’est en tant que musicien qu’Aurélien a participé à l’enregistrement. Immédiatement, c’est un coup de cœur musical que les deux ressentent. En quelques jours naissent spontanément cinq ou six chansons. Les propositions mélodiques d’Aurélien trouvent une mise en texte facile de Cary, les voix s’accordent sans forçage, sans placement calculé, sans intention… Le duo est né, comme ça, c’est tout. Il ne cherche même pas de nom, autre que l’apposition des deux leurs, comme ils combinent leurs personnalités.

Aurélien Boileau a commencé très jeune par une formation classique de pianiste. Il en garde la rigueur qui lui permet technique et finesse d’exécution, à la voix comme à la guitare, où il est autodidacte. A l’inverse, Cary T Brown, natif du Kentucky, a débuté en musique dans une fanfare, a poursuivi en autodidacte, pour rejoindre ensuite une université de musique.

L’identité du duo s’est forgée au fil de la route, ils ont déjà joué plus de 500 concerts ensemble.

Leurs influences musicales, la musique qu’ils aiment ? La réponse est unanime : éclectiques, ce sont des enfants de la radio ! Si Cary a été bercé par la Country particulièrement, leur ouverture s’est faite sur les mêmes références musicales, d’AC/DC à Melody Gardot, en passant par Fleet Woodmac, Plink Floyd…jusqu’à Rihanna, les Spice Girls ou les Black Eyed Peas dont ils ont apprécié les premiers titres, dans le moment incertain des débuts.

Ce qui les émeut : un beau refrain, un texte, une profondeur et dans le Folk, le fait que la guitare et le chant se suffisent à eux même.

La composition et l’écriture étant leurs dénominateurs communs, ils écrivent à quatre mains et deux cordes vocales des textes majoritairement en Anglais, où ils sentent leurs deux voix s’appuyer l’une sur l’autre.

Leur présence sur scène reflète simplicité mélodique et harmonique.

Leur album, « Good Day, Bad Day » intègre batterie, basse et clavier avec accordéon et violoncelle qui enrichissent la palette des émotions.

Pour autant, sur scène, la version en duo, épurée, n’est pas ressentie comme appauvrie.

Et pour cela, bravo !

Programmation réussie pour le Dusty Rose Saloon à Borgo et leur alter ego du Temple Café-Concert d’Ajaccio. A suivre !

Contacts :

https://www.facebook.com/Cary.T.Brown.Aurelien.Boilleau

http://www.ctbab.fr/

aurelienboilleau@gmail.com

thorncary@gmail.com

Dusty Rose Saloon, RN 193 (avant Magic Stock) Borgo    Tel : 06 27 47 72 95

https://www.facebook.com/dusty.rose.12382

Le Temple Café Concert : Rue de la Grande Armée, 20 000 Ajaccio  Tél :  04 95 10 19 39

 http://www.facebook.com/temple.cafeconcert

 

 

 

2 février 2013

Du grand Rock au cabaret des Arts KSA

Publié par blog'in giru dans concerts, pop rock electro

Du Grand, de l’explosif, dans un mouchoir de poche

Du grand Rock au cabaret des Arts KSA dans concerts antone2-298x300

 Et l’espace sonore n’a plus de limite

ANTONE ET LES OGRES

UN GROUPE ACCOMPLI

La scène fait quinze mètres carrés, le clavier, dans un coin, isole son instrumentiste, la batterie en fond de scène en fait l’occupe à moitié, un micro à l’avant, des fils et pédales jonchent ce qu’il reste d’espace, alors qu’à droite se serre le bassiste et le saxophoniste. Antone, un peu nounours, à l’air doux, saisit sa guitare électrique, s’approche du micro, et les voici qui attaquent une version Rock de « A fiera di San Francè ». Et tout de suite, ça fonctionne. Le rythme, la phrase musicale et la voix trouvent immédiatement leur cohérence avec ce chant traditionnel corse si souvent entendu aussi bien aux veillées, dans les foires ou dans les écoles. Et ce rock lui va bien, le dépoussière, lui donne une joie nouvelle, celle du jeu, nous voilà grands gamins, nous public et eux sur scène, à nous jouer ensemble du rythme et de la voix, dans des ruptures et des accélérations… Un exercice de style ? Pas du tout !!!

« My baby is gone away » nous le confirme immédiatement. Le solo d’intro du saxo alto classe d’emblée l’instrumentiste dans la maîtrise qui se fait oublier. Et Antone est un chanteur habité par le chant, sa voix est un instrument puissant et sensible à la fois qu’il module, qu’il éraille, qu’il fait monter ou qu’il pousse vers des graves chauds et laisse presque s’éteindre, porté par l’émotion. Antone connait parfaitement ses capacités vocales et peint de sa palette son univers explosif et sensible avec un placement de voix toujours juste et choisi à bon escient.

Le groupe enchaine ballades d’amour, chant corse assez jazzy, Rock plus puriste, par moment même tirant une vers une influence « métal ». Et toujours domine une cohérence, un aboutissement, une couleur musicale et vocale qui soulignent l’existence d’une vraie personnalité. En corse ou en anglais, les titres se répondent dans une même unité de coeur,  corps et d’esprit.

C’est Antone qui écrit et compose avec précision et inventivité. Les compositions offrent de vraies lignes mélodiques qui donnent envie d’être reprises tout naturellement. Les chorus vous reviennent dès la première reprise. Les textes y trouvent leur musicalité propre. Et si Pierre Gambini nous l’avait montré avant, les interprétations en langue corse nous prouvent une nouvelle fois combien le corse est une langue Rock !!!!

Le saxo, qui contribue à assoir les lignes mélodiques en réponse à la voix ou à la guitare, qui les module en variations de pro de l’impro, eh bien ce saxo sait aussi, et c’est une rareté, se faire rythmique, comme une guitare. La batterie est elle aussi dans la subtilité et la maîtrise et se met au service de chaque morceau avec l’intelligence musicale la plus fine.  Une technique implacable que le batteur nous offre plus longuement dans un solo de folie, une petite prouesse.

Antone est aussi un guitariste accompli. Soutenu par une basse complice, et un clavier qui vient adoucir ses aigus lorsqu’ils se font un peu plus « métal », il nous entraine autant avec sa rythmique que dans des solos de pure tradition rock, avec un équilibre dans le phrasé sonore, les ruptures et les envolées, équilibre qui nous garde toujours avec, qui ne largue et ne lasse jamais.

Voilà c’est déjà la fin, ce concert s’achève et la scène de quinze mètre carrés, qui s’était muée en un théâtre aux dimensions décuplées, retrouve sa taille et l’on s’en étonne… Ce type et ses ogres ont un vrai style, de la technique, c’est indéniable, et surtout une vraie personnalité. Et dès l’intro, chaque fois ces virtuoses nous ont amenés, entrainés, puis secoués, et toujours apaisés à la fin.

On en redemande.

Ça tombe bien, un second concert dans ce mouchoir de poche de la salle Giordano Bruno, au Bistrot du Cours, nous est offert Samedi 2 février.

Courrez-y, délectez-vous.

C’est grand !!!

 

Contacts
Le groupe : sonuelumi@gmail.com et www.antoneetesogres.com
Facebook :  AntoneEtlesOgres
Cabaret des Arts KSA, Salle Giordano Bruno, Bistrot du Cours
Facebook :   cabaret des arts – KSA
17 janvier 2013

POP ROCK AU TEMPLE CAFE-CONCERT… (ET AU DUSTY ROSE SALOON)

Publié par blog'in giru dans concerts

Le Rock anglais qui aime la Corse et les Corses

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The Clockworks en concert au Temple

DEUX AVANT PREMIERES CORSES POUR

THE CLOCKWORKS

Avec les titres de leur prochain album

Comment ne pas partager une nouvelle fois le plaisir des belles rencontres et des belles découvertes, (si rafraichissantes !) qui peuvent se faire grâce à cette nouvelle scène ajaccienne du Temple Café-Concert et à leur partenaire de Haute-Corse, le Dusty Rose Saloon.

Si les deux salles se sont entendues pour recevoir les mêmes groupes, c’est au Temple que j’ai fait la connaissance d’un trio venu de Brighton dans l’Est de cette Angleterre berceau du Pop Rock. Et c’est sur cette scène Live de Brighton, qui ne manque pas de talents en herbe, que Josh Renton avec sa guitare et sa voix Rock et tendre à la fois, Luke Joyce à la basse et Matt Coello aux percussions et aux chœurs (charmant lorsqu’il scande les rythmes sur la grosse boîte péruvienne appelée Cajón où il s’assied), ont réuni leurs talents individuels. Ils ont su composer et écrire des mélodies Pop Rock avec une pointe d’accent Country cher à Josh qui, bien qu’à peine perceptibles, rajoute au charme de leur son Pop Rock un je ne sais quoi d’assez craquant.

Ce groupe qui a déjà, malgré la jeunesse de ses membres, trois albums à son actif, et de nombreuses scènes en Angleterre en passant par un petit tour par Paris, ce groupe disais-je, a un attachement particulier pour la Corse où il a effectué en 2012 un « Summer Tour » qui lui a acquis un bon nombre de fans. Ce lien s’est tissé au cours de visites auprès d’un membre de la famille de Luke qui réside en Corse, et il s’est enrichi de la rencontre avec l’équipe du Temple Café-Concert. Cette salle leur a permis de se produire à Ajaccio et de venir à la rencontre d’un public, qui depuis lors, leur est acquis.

Le trio n’a donc pas été avare et c’est avec chaleur que, non content de mettre le feu avec ses propres titres, dont 7 inédits, il a su aussi livrer au fil de la soirée une interprétation pleine de rythme de titres variés allant de Justin Timberlake ou Rihanna en passant par Maroon 5  et Amy MacDonnald avec une belle visite du titre d’Adèle « Rolling in the deep ». Le tout avec un son qui garde un cachet qui leur est propre. Les 21 titres de leur composition comprenaient donc sept inédits qui font partie de leur projet en gestation.

En effet, le groupe proposait une souscription pour produire leur prochain album avec « My Major Company ». La somme à réunir était de 5000 euros, c’était chose quasiment faite après leur passage au Temple Café-Concert, la soirée au Dusty Rose Saloon ayant permis de boucler pour quelques centaines d’euros et d’apporter le plus qui devrait permettre de réaliser également un clip de « Gone By Morning ». Décidément la complicité avec le public corse vient renforcer cet attachement palpable à l’équipe du Temple qui a su les accueillir en terre étrangère « comme une famille », je cite, et qui leur facilite la tache en mettant tout le matériel à leur disposition sans qu’il soit besoin de se soucier le moins du monde de la logistique.

Nous aurons donc bientôt la chance de trouver leurs nouveaux titres dans les bacs !

 

Et un « Le Borgne » qui peut en cacher un autre…*

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Si plus haut je parlais « des » belles rencontres et « des » belles découvertes, c’est parce que le même soir la première partie m’a fait une belle impression aussi !!!

Le Borgne, de son prénom Yann, flanqué de son acolyte Axel Karol, le premier à la guitare et au chant, le second à l’accompagnement, faisait une première partie de choix avec son Pop Folk teinté de Rock qui seyait très bien à la mise en train de cette soirée Pop Rock.

Sa guitare sèche faisait merveille, ses textes en anglais coulaient comme un prélude et son humour enjôlait déjà les spectateurs.

Il faut dire que Yann a imaginé un concept original appelé « Yogurth Project Experience » qui nécessite la complicité du public : il faut proposer à l’auteur compositeur sur scène une phrase en Yaourt, celui-ci s’en empare, la met en musique et doit initier la composition d’une chanson véritable à partir de cette ébauche. Ainsi, certains titres de notre blond-roux à petit bouc malicieux sont directement issus de ce processus si particulier. Une excellente idée contre les pannes d’inspiration qui ne pouvait émaner que de ce personnage pluriactif nommé Le Borgne !!!

Ce garçon, en effet, est aussi auteur (« Pas bêtes » aux Editions Albiana), illustrateur (de M. Castelli et J.B. Ristori toujours aux Editions Albiana) mais également comédien et animateur de l’association de spectacle vivant KSA. Il se produit à la salle Giordano Bruno du Bistrot du Cours à Ajaccio où l’on peut voir les spectacles proposés par sa compagnie et entre autre les ceux pour le jeune public  qui ont eu un franc succès aussi bien en Corse que lors de leur passage à Paris. D’autres projets sont en cours de réalisation avec des rendez-vous comme celui qui le conduira au musée de l’Alta Rocca  à partir du 15 Mars en tant que plasticien cette fois-ci.

Un bonhomme à suivre…

Et bonne continuation à cette scène ajaccienne du Temple Café-Concert qui s’installe de plus en plus dans le paysage et à leur nouveau partenariat avec le Dusty Rose Saloon de Borgo !!!

 

Contact : Le Temple Café Concert : Rue de la Grande Armée, 20 000 Ajaccio
Téléphone :             04 95 10 19 39       du lundi au samedi de 7h à 2h du matin.

 http://www.facebook.com/temple.cafeconcert

Dusty Rose Saloon, RN 193 (avant Magic Stock) Borgo

Tel : 06 27 47 72 95

http://www.mymajorcompany.com/projects/clockworksband

http://www.leborgne.bandcamp.com

 

23 décembre 2012

DUSTY ROSE SALOON

Publié par blog'in giru dans concerts

HAPPY BIRTHDAY

AVEC THE BAND

ET SON ROCK BIEN ROULE 

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Chaleur du bois, bottes de paille et cloches qui tintent. Une grange immense façon fin fond du Tennessee. Une scène au centre de cet espace, flanquée de deux Harley Davidson, la musique Live mise en lumière, au contact du public, charnelle, rocailleuse parfois, incitation à la mouvance des corps.

Dans ce saloon de road movie des hommes et des femmes voyagent sans billet, et se mêlent dans une intimité portée par les rythmes Country, Blues et Rock. Mais se connaissent-ils tous comme pourrait le donner à penser cette chaleur amicale qui les anime, ce lâcher-prise qui les dévoile ? Pas vraiment… Si certains fréquentent le lieu pour y pratiquer un vendredi par quinzaine la Country Dance, beaucoup y sont arrivés mus par la curiosité. Un bouche-à-oreille qui fonctionne à plein et qui vente tout à la fois le dépaysement, la musique qui fédère et la convivialité d’une bande de copains qui vous accueille et vous accepte.

C’était la fête ce soir au Dusty Rose Saloon, dans ce lieu un peu à part, premier anniversaire oblige !

Ce fut une heureuse surprise que de découvrir un tel endroit, où la musique Live est au centre, occupe l’espace physique et sonore. Le groupe, « The Band », n’y est pas un vague faire-valoir, il est au contact, il déploie son rythme et sa voix Rock, il vit sa musique dans la passion et l’énergie. Et cet anniversaire, c’est aussi le sien car cette formation est née pour animer les soirées country en Live le vendredi, puis s’est vue proposer une scène plus Rock pour certaines des soirées du samedi.

A la voix de Jo Dominici, à la guitare d’Antoine Beconcini, tous deux du groupe NAO, s’ajoute la basse de Jean Paul Peretti, le tout scandé sur le beat de drums bien mené de Pierre-Marie Orsini… Après avoir offert des morceaux Country et Blues aux danseurs de Line Dance, «The Band » se lance avec une maîtrise avérée dans LE répertoire Rock allant de Queen aux Stones en passant par les Doors ou Clapton avec un magnifique « Cocaine ». Une petite incursion chez les ZZ Top, une autre chez les Beatles… Et l’on est, le temps d’une soirée, aspirés dans le tourbillon du voyage Rock à l’abri de la grange et de ses alcôves sous la coursive. Sous le toit, un espace bar accueille des fondus de moto qui se réunissent autour d’un billard américain tandis qu’en bas se meuvent les danseurs.

Alain, c’est le créateur de ce lieu à son image, passionné, généreux, gourmand d’assouvir toutes ses passions en même temps, trop entier pour les vivre en se scindant dans une vie schizophrène. Au petit soin pour tous, visiteurs ou musiciens qu’il réhydrate régulièrement, pour leur permettre de mener à bien la performance de jouer et chanter non stop, avec toute la puissance de voix nécessaire à ce lieu haut en plafond, durant quasiment quatre heures. Et ils s’éclatent les musiciens ! Et ça se voit à l’énergie qu’ils déploient, toujours renouvelée, et à la vraie complicité qui les lie.

Voilà… c’est l’heure de quitter les lieux mais on sait déjà que l’on y reviendra…

 

Au programme du Dusty Rose Saloon dans les semaines à venir :

Vendredi 4 janvier, soirée Country

Samedi 5 janvier, soirée spéciale Brazil avec René Nunes et ses musiciens de Rio de Janeiro

Vendredi 11 janvier, soirée concours de Rodéo mécanique

Samedi 12 janvier le groupe anglais qui monte, les Clockworks sous le parrainage du Temple Café-concert qui les reçoit la veille, le 11 sur Ajaccio pour le bonheur des « sutanacci ».

 

Contacts :

Dusty Rose Saloon, RN 193 (avant Magic Stock) Borgo

Tel : 06 27 47 72 95

3 décembre 2012

THEATRE DE BASTIA

Publié par blog'in giru dans concerts, pop rock electro

LE GROUPE QUI MONTE

                                                                                        THEATRE DE BASTIA dans concerts studio-paradise-21-300x199

STUDIO PARADISE

Un spectacle « Tous En Scène »

UN CONCERT

Oui, en scène, nous l’étions tous !… dans l’intimité du groupe  Studio Paradise. C’est un public jeune qui rejoint l’avant scène pour vivre de près la prestation   de ce groupe Pop Electro composé de Francè Vivarelli, Grégoire Seidel, David Cabannes, Thomas Pégorier et Laurent Gueirard, et qui a sorti le 26 mars dernier son premier EP.

Et comme s’ils avaient ce don de transmutation si particulier aux artistes de scène,

voilà qu’ils donnent à cet espace de 150 places  l’envergure du théâtre tout entier. De suite, la voix haute et sensuelle de Francè se mêle aux guitares, basses et synthé aux accents parfois psychédéliques rythmés par l’accompagnement d’un drum électro rock.

Si l’on sent des influences, des références (Blur, LCD Sound System…), les morceaux ont un cachet très personnel avec un son pop électro qui dessine son propre paysage. Autres de leurs forces : des mélodies universelles et leur maîtrise du songwriting. Les cinq jeunes bien léchés de STUDIO PARADISE proposent une musique particulièrement ouverte et affectionnent perfection et efficacité comme avec « Baby Girl » qui franchement vous embarque !!

La municipalité de Bastia ne s’y est pas trompée puisque c’est à son initiative que Francè et ses potes sont venus s’y produire. En effet, si le groupe était déjà venu en Corse au Cargese Sound System cet été, c’était une première à Bastia. Et le public était au rendez-vous !

 

UNE RENCONTRE

Après cette belle prestation, me voici avec ces cinq complices qui enrichissent mes impressions des anecdotes de leurs parcours.

Formé à Marseille en 2001 par la rencontre Francè et Sébastien, deux étudiants Corses, Studio Paradise doit son nom à leur squat rue Paradis et au chef d’œuvre de Brian De Palma, « Phantom of the Paradise ». S’étant sentis immédiatement sur la même longueur d’onde les deux compères entament huit années de composition en catimini pour enfin trouver leur son abouti, leur première maturité. Parti à Paris en 2010 et séparénde son alter ego, Francè finit de construire le line up, aidé par Thomas dont l’amitié remonte à l’époque Marseillaise. Enfin c’est par annonce que David, Greg et Laurent rejoignent la formation. Laurent sans le savoir allait rejoindre Francè, camarade de classe de CM2 à Bastia.

De nombreuses scènes parisiennes (Elysée Montmartre, Bus Palladium, Alhambra, Gibus, Divan du monde, …) les remarquent. Et le groupe trouve une belle reconnaissance en 2010 avec une seconde place au concours Emerganza (sur 1200), puis un an plus tard quand sa reprise de « I Am the Walrus » des Beatles est sélectionnée par Béatrice Ardisson qui l’intègre à sa compilation « Beatles Mania ».
En 2011 vient le tournant décisif : l’enregistrement d’un premier EP : cinq titres très maîtrisés, qui posent le professionnalisme de ce groupe et ouvre à Studio Paradise un avenir prometteur. Pour accompagner la sortie de son premier EP, Studio Paradise se dote en février d’un projet de financement de clip vidéo pour mettre en images « Crazy Situation », et enrichir son univers musical. En quelques semaines, le groupe obtient la totalité du financement nécessaire.
Enfin 2012 est l’année de la signature avec TS3 pour les tournées et l’édition. Le clip,  réalisé par le collectif marseillais Videodrome, qui a déjà collaboré avec Ben L’Oncle Soul et Christophe Maé, le clip de « Crazy Situation », est très esthétique et propose un univers original.

Francè et ses comparses m’ont confié que le groupe est très prolixe et que leur travail d’aujourd’hui est d’approfondir ces premiers jets en allant vers plus d’électro et plus de profondeur, en vue d’un album en 2013.

Francè m’avoue également que, s’il ne lui semble pas naturel de chanter sur ces mélodies en Français, il est tenté par l’expérience de la langue Corse…

Ho ho !!… Ma curiosité est piquée !! Suivons les, ces jeunes gens !!!

Contacts :

http://www.studioparadisemusic.com /

http://www.twitter.com/StudioParadise

http://www.myspace.fr/studioparadise


 

3 décembre 2012

EXPERIMENTATION A L’AGHJA

Publié par blog'in giru dans concerts, musique corse expérimentale, pop rock electro
Langue corse et musiques actuelles
EXPERIMENTATION A L'AGHJA dans concerts tra-modi-photo2-300x200

le 24 Novembre 2012 à l'Aghja

TRA MONDI

Atelier Pierre Gambini

 

Da u passatu à l’avvene, da le campagne prufonde sin’à l’Aghja, ssa scena oghjinca è prugressista, iè, ghjè u passaghju trà mondi

Cet atelier de création visait à produire des rencontres entre la langue corse et les musiques d’aujourd’hui, Rap, Slam, Pop, Folk, Rock, Electro.

Ne soyons pas étonnés que cette expérience tant attendue ait lieu sur cette scène là. Et seul Pierre Gambini pouvait en être l’initiateur. Quelle réussite ! Chè incantu !

Initier, encourager, accompagner des musiciens contemporains n’ayant jamais chanté corse vers une appropriation de la langue en gardant leur spécificité, leur couleur propre, c’est le pari gagnant de Pierre Gambini, toujours innovant, toujours très disponible malgré l’hyperactivité dont il fait preuve.

La transmission est double : faire vivre notre culture dans sa richesse, puiser dans le patrimoine qui est le notre, dans toute sa dimension sociale, avec ses vocere, ses lamenti, ses nanne, et partager une expérience acquise aujourd’hui dans le domaine de la musique contemporaine aussi bien au théâtre, à la télévision, au cinéma ou sur les scènes parisiennes dans sa collaboration avec Nano, c’est être le passeur pour ces artistes vers des registres si peu explorés jusqu’alors en corse, Pop, Rock, Electro, Rap…

Pour interpréter ses différentes adaptations Pierre Gambini a choisi René Bertrand  (U2 Tribute),  Olivier Karol ,  Philippe Ferrer  (Mr Pop),  Jacky Le Menn  (Jakez Orkeztra), Sabrina Saraïs  (Manât),  Sampiero,  Michaël Allegre (LGDB) et leur a proposé un travail en atelier d’une durée de deux semaines. Ils y ont peaufiné  une production originale où les mots sont sans âge et les sonorités si jeunes. Cette quinzaine s’est conclue par une présentation sur la scène de l’Aghja le 24 novembre. Le public était au rendez-vous pour une soirée riche en surprises et d’une grande qualité musicale. Un coup de cœur particulier pour une fabuleuse interprétation de « Lettera à Mamma » par le chanteur du groupe U2 Tribute qui est venue chambouler ma représentation personnelle de ce chant boulversant.

J’en frémis encore… Merci.

A enregistrer très vite sans laisser refroidir !

 

Contacts :

http://www.pierregambini.com/

L’Aghja & Théâtre Point, 6 chemin de Biancarello, 20090 Ajaccio
Tél: 04.95.20.41.15  Tél: 04.95.10.11.30      Fax: 04.95.20.42.92

E-mail: aghja@orange.fr
theatrepoint@wanadoo.fr

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