Blog'in giru

2 février 2013

Du grand Rock au cabaret des Arts KSA

Publié par blog'in giru dans concerts, pop rock electro

Du Grand, de l’explosif, dans un mouchoir de poche

Du grand Rock au cabaret des Arts KSA dans concerts antone2-298x300

 Et l’espace sonore n’a plus de limite

ANTONE ET LES OGRES

UN GROUPE ACCOMPLI

La scène fait quinze mètres carrés, le clavier, dans un coin, isole son instrumentiste, la batterie en fond de scène en fait l’occupe à moitié, un micro à l’avant, des fils et pédales jonchent ce qu’il reste d’espace, alors qu’à droite se serre le bassiste et le saxophoniste. Antone, un peu nounours, à l’air doux, saisit sa guitare électrique, s’approche du micro, et les voici qui attaquent une version Rock de « A fiera di San Francè ». Et tout de suite, ça fonctionne. Le rythme, la phrase musicale et la voix trouvent immédiatement leur cohérence avec ce chant traditionnel corse si souvent entendu aussi bien aux veillées, dans les foires ou dans les écoles. Et ce rock lui va bien, le dépoussière, lui donne une joie nouvelle, celle du jeu, nous voilà grands gamins, nous public et eux sur scène, à nous jouer ensemble du rythme et de la voix, dans des ruptures et des accélérations… Un exercice de style ? Pas du tout !!!

« My baby is gone away » nous le confirme immédiatement. Le solo d’intro du saxo alto classe d’emblée l’instrumentiste dans la maîtrise qui se fait oublier. Et Antone est un chanteur habité par le chant, sa voix est un instrument puissant et sensible à la fois qu’il module, qu’il éraille, qu’il fait monter ou qu’il pousse vers des graves chauds et laisse presque s’éteindre, porté par l’émotion. Antone connait parfaitement ses capacités vocales et peint de sa palette son univers explosif et sensible avec un placement de voix toujours juste et choisi à bon escient.

Le groupe enchaine ballades d’amour, chant corse assez jazzy, Rock plus puriste, par moment même tirant une vers une influence « métal ». Et toujours domine une cohérence, un aboutissement, une couleur musicale et vocale qui soulignent l’existence d’une vraie personnalité. En corse ou en anglais, les titres se répondent dans une même unité de coeur,  corps et d’esprit.

C’est Antone qui écrit et compose avec précision et inventivité. Les compositions offrent de vraies lignes mélodiques qui donnent envie d’être reprises tout naturellement. Les chorus vous reviennent dès la première reprise. Les textes y trouvent leur musicalité propre. Et si Pierre Gambini nous l’avait montré avant, les interprétations en langue corse nous prouvent une nouvelle fois combien le corse est une langue Rock !!!!

Le saxo, qui contribue à assoir les lignes mélodiques en réponse à la voix ou à la guitare, qui les module en variations de pro de l’impro, eh bien ce saxo sait aussi, et c’est une rareté, se faire rythmique, comme une guitare. La batterie est elle aussi dans la subtilité et la maîtrise et se met au service de chaque morceau avec l’intelligence musicale la plus fine.  Une technique implacable que le batteur nous offre plus longuement dans un solo de folie, une petite prouesse.

Antone est aussi un guitariste accompli. Soutenu par une basse complice, et un clavier qui vient adoucir ses aigus lorsqu’ils se font un peu plus « métal », il nous entraine autant avec sa rythmique que dans des solos de pure tradition rock, avec un équilibre dans le phrasé sonore, les ruptures et les envolées, équilibre qui nous garde toujours avec, qui ne largue et ne lasse jamais.

Voilà c’est déjà la fin, ce concert s’achève et la scène de quinze mètre carrés, qui s’était muée en un théâtre aux dimensions décuplées, retrouve sa taille et l’on s’en étonne… Ce type et ses ogres ont un vrai style, de la technique, c’est indéniable, et surtout une vraie personnalité. Et dès l’intro, chaque fois ces virtuoses nous ont amenés, entrainés, puis secoués, et toujours apaisés à la fin.

On en redemande.

Ça tombe bien, un second concert dans ce mouchoir de poche de la salle Giordano Bruno, au Bistrot du Cours, nous est offert Samedi 2 février.

Courrez-y, délectez-vous.

C’est grand !!!

 

Contacts
Le groupe : sonuelumi@gmail.com et www.antoneetesogres.com
Facebook :  AntoneEtlesOgres
Cabaret des Arts KSA, Salle Giordano Bruno, Bistrot du Cours
Facebook :   cabaret des arts – KSA
3 décembre 2012

THEATRE DE BASTIA

Publié par blog'in giru dans concerts, pop rock electro

LE GROUPE QUI MONTE

                                                                                        THEATRE DE BASTIA dans concerts studio-paradise-21-300x199

STUDIO PARADISE

Un spectacle « Tous En Scène »

UN CONCERT

Oui, en scène, nous l’étions tous !… dans l’intimité du groupe  Studio Paradise. C’est un public jeune qui rejoint l’avant scène pour vivre de près la prestation   de ce groupe Pop Electro composé de Francè Vivarelli, Grégoire Seidel, David Cabannes, Thomas Pégorier et Laurent Gueirard, et qui a sorti le 26 mars dernier son premier EP.

Et comme s’ils avaient ce don de transmutation si particulier aux artistes de scène,

voilà qu’ils donnent à cet espace de 150 places  l’envergure du théâtre tout entier. De suite, la voix haute et sensuelle de Francè se mêle aux guitares, basses et synthé aux accents parfois psychédéliques rythmés par l’accompagnement d’un drum électro rock.

Si l’on sent des influences, des références (Blur, LCD Sound System…), les morceaux ont un cachet très personnel avec un son pop électro qui dessine son propre paysage. Autres de leurs forces : des mélodies universelles et leur maîtrise du songwriting. Les cinq jeunes bien léchés de STUDIO PARADISE proposent une musique particulièrement ouverte et affectionnent perfection et efficacité comme avec « Baby Girl » qui franchement vous embarque !!

La municipalité de Bastia ne s’y est pas trompée puisque c’est à son initiative que Francè et ses potes sont venus s’y produire. En effet, si le groupe était déjà venu en Corse au Cargese Sound System cet été, c’était une première à Bastia. Et le public était au rendez-vous !

 

UNE RENCONTRE

Après cette belle prestation, me voici avec ces cinq complices qui enrichissent mes impressions des anecdotes de leurs parcours.

Formé à Marseille en 2001 par la rencontre Francè et Sébastien, deux étudiants Corses, Studio Paradise doit son nom à leur squat rue Paradis et au chef d’œuvre de Brian De Palma, « Phantom of the Paradise ». S’étant sentis immédiatement sur la même longueur d’onde les deux compères entament huit années de composition en catimini pour enfin trouver leur son abouti, leur première maturité. Parti à Paris en 2010 et séparénde son alter ego, Francè finit de construire le line up, aidé par Thomas dont l’amitié remonte à l’époque Marseillaise. Enfin c’est par annonce que David, Greg et Laurent rejoignent la formation. Laurent sans le savoir allait rejoindre Francè, camarade de classe de CM2 à Bastia.

De nombreuses scènes parisiennes (Elysée Montmartre, Bus Palladium, Alhambra, Gibus, Divan du monde, …) les remarquent. Et le groupe trouve une belle reconnaissance en 2010 avec une seconde place au concours Emerganza (sur 1200), puis un an plus tard quand sa reprise de « I Am the Walrus » des Beatles est sélectionnée par Béatrice Ardisson qui l’intègre à sa compilation « Beatles Mania ».
En 2011 vient le tournant décisif : l’enregistrement d’un premier EP : cinq titres très maîtrisés, qui posent le professionnalisme de ce groupe et ouvre à Studio Paradise un avenir prometteur. Pour accompagner la sortie de son premier EP, Studio Paradise se dote en février d’un projet de financement de clip vidéo pour mettre en images « Crazy Situation », et enrichir son univers musical. En quelques semaines, le groupe obtient la totalité du financement nécessaire.
Enfin 2012 est l’année de la signature avec TS3 pour les tournées et l’édition. Le clip,  réalisé par le collectif marseillais Videodrome, qui a déjà collaboré avec Ben L’Oncle Soul et Christophe Maé, le clip de « Crazy Situation », est très esthétique et propose un univers original.

Francè et ses comparses m’ont confié que le groupe est très prolixe et que leur travail d’aujourd’hui est d’approfondir ces premiers jets en allant vers plus d’électro et plus de profondeur, en vue d’un album en 2013.

Francè m’avoue également que, s’il ne lui semble pas naturel de chanter sur ces mélodies en Français, il est tenté par l’expérience de la langue Corse…

Ho ho !!… Ma curiosité est piquée !! Suivons les, ces jeunes gens !!!

Contacts :

http://www.studioparadisemusic.com /

http://www.twitter.com/StudioParadise

http://www.myspace.fr/studioparadise


 

3 décembre 2012

EXPERIMENTATION A L’AGHJA

Publié par blog'in giru dans concerts, musique corse expérimentale, pop rock electro
Langue corse et musiques actuelles
EXPERIMENTATION A L'AGHJA dans concerts tra-modi-photo2-300x200

le 24 Novembre 2012 à l'Aghja

TRA MONDI

Atelier Pierre Gambini

 

Da u passatu à l’avvene, da le campagne prufonde sin’à l’Aghja, ssa scena oghjinca è prugressista, iè, ghjè u passaghju trà mondi

Cet atelier de création visait à produire des rencontres entre la langue corse et les musiques d’aujourd’hui, Rap, Slam, Pop, Folk, Rock, Electro.

Ne soyons pas étonnés que cette expérience tant attendue ait lieu sur cette scène là. Et seul Pierre Gambini pouvait en être l’initiateur. Quelle réussite ! Chè incantu !

Initier, encourager, accompagner des musiciens contemporains n’ayant jamais chanté corse vers une appropriation de la langue en gardant leur spécificité, leur couleur propre, c’est le pari gagnant de Pierre Gambini, toujours innovant, toujours très disponible malgré l’hyperactivité dont il fait preuve.

La transmission est double : faire vivre notre culture dans sa richesse, puiser dans le patrimoine qui est le notre, dans toute sa dimension sociale, avec ses vocere, ses lamenti, ses nanne, et partager une expérience acquise aujourd’hui dans le domaine de la musique contemporaine aussi bien au théâtre, à la télévision, au cinéma ou sur les scènes parisiennes dans sa collaboration avec Nano, c’est être le passeur pour ces artistes vers des registres si peu explorés jusqu’alors en corse, Pop, Rock, Electro, Rap…

Pour interpréter ses différentes adaptations Pierre Gambini a choisi René Bertrand  (U2 Tribute),  Olivier Karol ,  Philippe Ferrer  (Mr Pop),  Jacky Le Menn  (Jakez Orkeztra), Sabrina Saraïs  (Manât),  Sampiero,  Michaël Allegre (LGDB) et leur a proposé un travail en atelier d’une durée de deux semaines. Ils y ont peaufiné  une production originale où les mots sont sans âge et les sonorités si jeunes. Cette quinzaine s’est conclue par une présentation sur la scène de l’Aghja le 24 novembre. Le public était au rendez-vous pour une soirée riche en surprises et d’une grande qualité musicale. Un coup de cœur particulier pour une fabuleuse interprétation de « Lettera à Mamma » par le chanteur du groupe U2 Tribute qui est venue chambouler ma représentation personnelle de ce chant boulversant.

J’en frémis encore… Merci.

A enregistrer très vite sans laisser refroidir !

 

Contacts :

http://www.pierregambini.com/

L’Aghja & Théâtre Point, 6 chemin de Biancarello, 20090 Ajaccio
Tél: 04.95.20.41.15  Tél: 04.95.10.11.30      Fax: 04.95.20.42.92

E-mail: aghja@orange.fr
theatrepoint@wanadoo.fr

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